Maxime Gauin: en perdant un procès, j’ai créé une jurisprudence

Une belle tête de vainqueur

Maxime Gauin est un chercheur en résidence surveillée à l’AVIM,un think tank qui se consacre exclusivement à la négation du génocide arménien. Il vient de perdre un procès en appel contre des intellectuels arméniens qui l’avaient qualifié de « négationniste » et de « tâcheron du gouvernement turc ». Il donne aujourd’hui sa version de l’histoire et accable le lobby judéo-maçonnique.

Maxime Gauin, vous êtes chercheur en résidence surveillée, pouvez-vous nous dire en quoi consiste vos travaux ?

C’est terrible, c’est terrible !! J’accumule des téraoctets de données, des milliers de photos de documents d’archives, des tomes entiers de revues à comité de lecture. Puis je dois extraire la substantifique moelle de cet indigeste corpus sur un micro-sujet déjà mille fois balayés par tous les vrais spécialistes qui m’ont précédé et je dois tirer de tout cela des conclusions erronées. Remarquez, c’est fastidieux en pratique mais assez facile d’un point de vue conceptuel : il suffit que je prenne l’entonnoir que j’ai sur la tête et je m’en sers pour filtrer de manière aléatoire des sources inappropriées pour arriver à des résultats improbables. Avec une méthode aussi innovante, je suis certain de laisser une trace indélébile –et même traumatique – dans ma discipline. Et puis j’ai le temps, voici bientôt dix ans que je suis payé à ne rien faire et mon employeur me rembourse même mes faux frais comme les honoraires de Me Maisonneuve. Continue reading

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