Enfin Docteur !

Enfin ! Enfin ! toutes mes excuses à mes innombrables lecteurs que j’ai dû délaisser ces derniers temps. Eh oui, y’en a qui bossent et qui finissent pas obtenir leur thèse. C’est pas comme tous le monde, suivez mon regard.

Bon, ça m’a pris un peu de temps de retoucher mon manuscrit mais c’est fait. Le jury a été plutôt compréhensif durant la traditionnelle séance de questions. Il faut dire que mon travail se fondait largement sur les études préliminaires de ces éminents spécialistes.

C’est donc en pleine forme que je reviens, d’autant plus que je démarre directement sur un post-doc à l’Université d’Agen. voilà, voilà …. A bientôt donc.

Vécu traumatique et pathologie négationniste :  Un essai De typologie expérimentale

Vécu traumatique et pathologie négationniste :
Un essai De typologie expérimentale

Ah ! à noter, ce travail fera bientôt l’objet d’un ouvrage publié aux Editions de Minuit: “le négationniste qui croyait être chercheur en histoire”.

Résumé du travail de thèse

Ce traval de thèse a pour objectif de mettre en évidence des caractères universels dans les structures psychologiques aboutissant aux pathologies négationnistes. Se fondant sur les travaux pionners de Bertadin et Dursun, le travail part de l’hypothèse de la prévalence des facteurs traumatiques lourds dès la phase infantile de la construction psychique des sujets atteints.

De nature expérimentale, le travail réalisé se fonde sur quelques cas bien connus de négationnistes passés et présents, qu’il s’agisse de patients niant la Shoa, le Génocide arménien ou celui des Tutsi, pour relever les facteurs déterminants au sein du concept de “parcours négationniste” dégagé par l’auteur.

Dans une seconde phase, les mécanismes d’amplification et d’enracinement négationnistes seront également analysés en étendant les résultats dégagés au préalable par les études liminaires du professeur Mondre. Le travail effectué sur des cas concrets anonymisés montre clairement que le fait d’être valorisé par des structures pseudo-scientifiques, par exemple des lobbys d’influence étatiques, renforce la pathologie des patients.

Le travail se conclue par un essai de typologie négationniste. Il montre que les différents négationnismes ne présentent pas de différence de nature et se fondent tous sur un subtrat de haine raciale préexistant. Si aucune différence qualitative n’est donc dénotée, le cas arménien se distingue néanmoins par la persistance des structures étatiques responsables du crime initial, et du vernis de légitimation qu’elles confèrent aux patients atteints de négationnisme du génocide arménien.