Testez votre turcité en ligne avec Maxime Gauin

goebbels

C’est nous qui décidons qui est aryen

C’est un dialogue un peu hallucinant qui nous a été récemment offert par Facebook. En lice, Mme Sebahat Erol, universitaire connue, et le sémaphore de l’USAK/ISRO, Maxime Gauin qu’on ne présente plus ici. Le sujet:  une émission sur France-Inter évoquant le génocide arménien et les troubles identitaires que peuvent ressentir certains Turcs.

Deux minutes après le message de Mme Sebahat Erol, la police de la pensée déboule en la personne de Maxime Gauin pour déblatérer sur deux de ses bêtes noires, Laure Marchand et Guillaume Perrier. Ces deux journalistes respectés viennent en effet de sortir un livre sur le génocide des Arméniens ce qui leur vaut d’être comparés à Le Pen par l’élégant Maxime. Au passage signalons que ledit livre vient d’être primé par l’Express, sans doute une revue au main du lobby arménien (et d’ailleurs le rédac chef ne s’appelle-t-il pas Makarian ?).

Gauin décide qui est Turc

Manque de pot pour Gauin, qui semble avoir quelques difficultés à capter la France de son exil ankaresque, ce n’était pas ces deux auteurs qui intervenaient sur France-Inter mais, comme l’indique Mme Erol, “en ce moment, ce sont des Turcs qui sont interviewés“.

Et la réponse prodigieuse ne tarde pas à fuser : “je n’appelle pas cela des Turcs” lance dans une éructation sans appel le prodigieux “chercheur” de l’USAK/ISRO. Et oui, sachez-le bien, Maxime Gauin est le légataire universel de l’identité turque: c’est lui qui prend les mesures crâniennes et qui effectue les tests afin de déterminer si – oui ou non – vous êtes vraiment turc. Et “cela” – notez le mépris – ce n’est assurément pas des Turcs selon les critères très particuliers de MG.

La pauvre Sebahat tente de répliquer avec une assurance faiblissante “Ben si, ce sont des Turcs“. Et là, la réponse de l’ineffable Gauin ne manque pas de piquant : “Comme Maurice Thorez était français” . On suppose que notre sagace historien fait ici référence à la fuite du Secrétaire général du PC français qui partit effectivement rejoindre la maison-mère moscovite entre 1939 et 1945 et qui fut, à ce titre, considéré comme déserteur.

Or il est permis d’imaginer que Maxime Gauin est sans doute la personne qui aurait le plus à gagner de s’abstenir d’évoquer  la mémoire de l’un de ses illustres prédécesseurs. Rappelons que Gauin est actuellement en exil à Ankara, au service d’une institution travaillant à la botte du gouvernement turc, lequel s’est récemment illustrés par des méthodes que n’aurait pas renié le Petit Père des Peuples.

Ce détail commenté, revenons-en à la leçon principale de cette explication de texte de Maxime Gauin. Etre Turc, comme il l’explique lui-même n’est pas selon lui une affaire d’origine ethnique – si ce terme à encore un sens – mais bien l’adhésion à des valeurs, celles de l’ataturquie: le nationalisme, le racime, le militarisme… et bien sûr et surtout l’arménophobie. Pour rester dans la période historique de Thorez, les propos de Gauin font irrésistiblement songer à ceux prononcés par Goebbels envers Fritz Lang qui s’inquiétait de ses origines juives : “M. Lang, c’est nous qui décidons qui est aryen“.

Le dernier mot sera à Mme Erol, qui semble décidément trop obtuse pour comprendre la logique pourtant clarissime de Gauin “décidément, je dois être fatiguée”. Nous aussi ! Mais attention Mme Erol, devant tant d’hérésie, Maxime Gauin pourrait bien se demander  si vous êtes vraiment turque, si vous l’êtes autant que lui !

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